Rénovation énergétique : le défi est dans l'ancien

Organisée par l'Association des maires des grandes villes de France (AMGVF), cette conférence des villes a consacré une table-ronde à l'enjeu de la rénovation énergétique du bâtiment. Dans le neuf, le président de Rennes Métropole, Emmanuel Couet (voir photo) s'est dit optimiste au vu des progrès et niveaux atteints en termes d'efficacité énergétique. Sa préoccupation porte sur les logements anciens et sur l'inertie des copropriétés. Sa propre collectivité n'est pourtant pas inactive dans le domaine et aide les copropriétés et l'ingénierie. Mais depuis la loi Grenelle 2, qui a fixé un cap pour accélérer la réhabilitation énergétique des 8 millions d'appartements du parc privé français gérés en copropriété, les travaux restent rarement réalisés et les verrous nombreux à faire sauter. Les trois quarts d'entre eux sont dans des immeubles construits avant la première réglementation thermique de 1974. Leurs habitants sont dans le flou complet. Du côté des collectivités locales, l'accompagnement reste donc la clé. S'appuyer sur les bons acteurs locaux aussi, en vue de convaincre sans forcer, et de rénover sans se ruiner.

Trouver un modèle économique

Pour Emmanuel Couet, « le frein est avant tout économique ». L'élu rennais ajoute qu'« avec un retour fiscal de cinq-six ans sur les aides mobilisées, un modèle économique a été trouvé dans le neuf ; mais pas dans l'habitat ancien, où un temps de retour sur investissement sur vingt-trente ans n'est guère satisfaisant ». « Dans la rénovation de l'ancien côté tertiaire, l'équilibre n'est pas loin d'être atteint », tempère Luc Rémont, président de Schneider Electric France. Côté habitants, les experts estiment en effet qu'à plus de 8.000 euros de travaux par logement en copropriété, un blocage se crée. Or, en rénovation énergétique, la barre des 30.000 euros est vite atteinte...

Pour en savoir plus : Le site de la 15ème Conférence des Villes

Source Environnement Magazine

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